Ce texte a été publié dans « L'Igloo dans la Dune », n°88, 1998.
Michel
Lecamp
1. Les lèvres purpurines. Quelle soit liquide me fut susurré par ses lents sifflements, comme une bouche d’enfant faisant pssss afin qu’à ses doigts coulent les plus fines liqueurs claires ou bien assombries.
À son bras je m’ imagine fleuve accompli , d’un joli jaune
doré, 2. La sirène écaillée. Sous
sa coupe appétissante ( mouillée, aspergée, poisseuse ou poissonneuse tel un étang, arrosée, écumante, souillée & offerte, marée montante des grandes eaux, ruisselante ou océane, tel un petit poulpe qu’on suce, lisse & rosée, délicate, humectée d’ondées voluptueuses, renversée d’averses séminales mais assoiffée, pourquoi pas, du sel de mer & des aisselles, inondée mais savonnée, dégoulinante d’huiles et d’huîtres très claires, goûtant des sucs délicieux les yeux ouverts ) - « Ondine aime l’ épice. » et proclament ouvertes ses soies exquises. 3. Analogue à Circé.
Face aux fesses qu’un maître fastueux jadis occupa - « Ô, peigne ou rase .» (si elle s’exécuta se fut sur son ordre expressément) Alors, comme il l’écrivit , « Les Fleuves m’ont laissé descendre où je voulais ».
(1) & je parcours les cartes géographiques de CM2 (ou CM1 ?) suivant dessus la règle jaune le tracé sinueux des rivières serpentines, et susurrant à voix basse le nom des fleuves : Durance, Save, Gers, Baise, Seine, Cher, Oust, Rance, Lest, Meuse, Sambre, Escaut... Lys, quelle musique enchanteresse ! (2) « Les reins portent deux mots gravés (...) » (3) Les yeux clos, je m’imaginai à cet instant incarnant l’« Homme du Picardie », dressé sur sa péniche, les traits tirés par de grands ânes. |
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