2_Mardi

{16:54} WROTE FOR LUCK

{écrit par Elise Vertige, pour nous… Merci}

Comme je ne dors plus que cinq heures par nuit depuis un mois, j’ai vachement plus de temps qu’avant pour penser à plein de choses et puis, parce que j’ai lu ici les belles apparitions de Guy Mercier et Goo Blum et qu’il y a longtemps que je voulais dire deux ou trois choses sur les Happy Mondays et que là, il est sept heures du mat’ et que j’ai rien d’autre à foutre, je me suis dit : « Pourquoi pas m’y mettre maintenant? » J’y connais pas grand-chose en musique, les chapelles m’ont toujours emmerdé, je flâne, parfois je cueille, j’ai toujours eu des passeurs pas trop loin (Dorine, tu m’entends ?), et puis les Happy Mondays, c’est un truc d’enfance, c’est le jour où Grégory, mon cousin, un passeur lui aussi, et pas des moindres, m’a emmené voir mon premier concert, c’était au Bataclan, c’était en mars 1990 je crois, et c’est Bez, celui qui ne fait que danser au milieu du bordel, qui m’a vendu mon premier exstasy. C’était à l’entrée, il essayait de refourguer des places comme n’importe quel vendeur à la sauvette et il avait des exstas plein les poches. Alors mon cousin lui en a acheté un qu’il a partagé en deux. Je l’ai avalé et après, je me souviens pas des détails sauf que c’était magnifique et que tout le monde dansait au ralenti sur la scène en fumant des gros zblifs, les yeux révulsés, le sourire béat, et au sommet de la montée, je me suis dit : « Putain, c’est trop bien le rock, c’est comme les montagnes russes, comme l’anarchie, un truc délire et bon esprit, une musique de poissonniers, une eucharistie, une attitude », et puis faut dire que sur scène, elles étaient drôles ces petites frappes de Manchester.

(la vidéo au Ritz de New York donne un bon aperçu de l’ambiance dégénérée des concerts qu’ils firent cette année-là )

C’était comme s’ils s’acharnaient à faire passer leurs morceaux pour de l’improvisation. J’avais jamais eu l’occasion de voir un truc pareil dans ma banlieue de merde sauf quand on faisait de grands feux en lisière de forêt exprès pour se faire pourchasser par les flics. Un peu plus tard je partirais six mois à Londres et j’achèterais tous leurs premiers singles. Je les ai encore parmi tous les vinyles qui traînent dans la cave de ma mère.
Leurs deux premiers albums sont magnifiques, ainsi que les pochettes. Le premier, Squirrel and G-Men, c’est John Cale qui l’a produit. Le son est crasseux, ils savent pas encore très bien jouer, mais il se passe un truc : c’est lourd, c’est poussif, ça racle, ça suinte, ça traîne, la voix de Shaun Ryder emmène tout ce petit monde on ne sait pas trop où, ça pourrait être le pire truc jamais entendu et pourtant c’est beau comme l’incertitude des mouvements musculaires dans les plaies des parties molles de la région cervicale postérieure. Au fond, ce que j’aime bien chez eux, c’est que comme ils savaient pas trop bien jouer, ils ont donné au « poussif » ses lettres de noblesse (c’est des Anglais, hein, faut pas oublier), ajouté à ça un je-m’en-foutisme comme on a rarement vu dans l’histoire de la création. Pour leur troisième album, Pill’s and Thrills, un ratage complet, le début de la fin, ils se débrouillent pour enregistrer aux Barbades où ils restent des mois à dépenser tout le fric de la production et à prendre toutes sortes de drogues, parce que le saut dans le vide, y a que ça à faire. La notoriété, ils en rient parce que c’est du vent, c’est comme une montée d’exsta, pas plus. Ils savent au fond qu’ils reviendront toujours à Manchester, leur port d’attache, aucune illusion déplacée ou ego purulent : ils savent de quel quartier ils viennent. On ramasse, on prend, on se marre, on liquide tout, on disparaît. C’est beau comme une inhumation précipitée. Quand ils apparaissent à la télé, c’est complètement défoncés : ils pourraient être en train de siroter leurs pintes dans leur bar favori, ce serait pareil, toute cette agitation n’a aucune importance, allons au bout de la provoc’ en dansant, le reste on vous le laisse, c’est sale, on restera toujours au-dessous de tout ça : ce qu’on aime nous c’est la foirade. Leur second album, Bummed, démarre sur des croassements, ils annoncent la couleur tels des oiseaux de mauvais augure : en Angleterre on nait prolo et on reste prolo jusqu’à plus soif. Les paroles de leurs chansons, c’est du grand n’importe quoi, on n’y comprend rien, même les surréalistes ne sont jamais parvenus à un aussi grand degré d’abstraction. Les titres, c’est pareil : Tart Tart, Kuff Dam ou Brain Dead sont selon moi des chefs d’oeuvre, ils ressemblent à Bez et à Shaun Ryder, ce couple électrique aux carcasses défaites par l’abus d’hallucinogènes. « Madchester », les journalistes ont appelé ça mais seuls les Happy Mondays valaient le coup je crois à part une ou deux autres exceptions peut-être. Bref, les Happy Mondays ce fut avant tout un cirque, un truc pour gens pas sérieux, une des dernières tentatives pour faire danser toute l’Europe avant que les concerts deviennent réglementés comme tout le reste, une anarchie joyeuse et couronnée, un truc qui me va droit au cœur parce que c’est la fin de mon enfance qui s’est jouée là et que sans eux, peut-être, je rigolerais moins aujourd’hui. Danser le sourire aux lèvres au milieu de la catastrophe, y a que ça à faire mes bons amis, sinon on coule : les Joyeux Lundi ont fait les deux.
God Bless.

Elise Vertige

29_Samedi

{12:37}

où en étais je ?
exactement
je me disais tiens il faut que j’annonce que l’ami crocnique a du se déplacer
chez blogspot {ça ne nous rajeunit pas, et pourquoi on retournerait pas sur myspace aussi ?} ah ah,
je ne vais pas suivre le lien que je viens de poser car sinon je n’écrirai plus, je surferai
sans visage et sans horizon
je crois que tout est organisé pour nous déposséder de notre capacité à exister par la culture
plus de mots, plus d’existence, on est seuls avec les mauvaises images du pouvoir, les mauvais sujets du pouvoir
ce que j’ai retenu, moi, des compte-rendus du discours du dangereux fou sanguinaire netanyahou c’est l’occultation complète du fait que l’état d’Israel n’a jamais signé le pacte de non prolifération nucléaire, contrairement à l’Iran, et qu’il est de notoriété publique que l’état d’Israel possède des armes nucléaires et ceci de manière incontrôlée et illégale. Tiens, pour revenir à ce que je disais il y a aussi le site {il a forme de blog et oui j’ai toujours quelque chose à reprocher à mes amis} canapé d’angle qui est très profond et long à lire.
je crois que ça y’est je suis perdu, ah non, oui j’aimerai beaucoup aller en Iran ça m’a l’air d’un pays très intéressant et je crois que si j’y allais je me ferai trucider alors je n’y vais pas mais là j’écoute le disque d’eliott murphy, c’est pour ça que j’ai mis la photo, pour etre sur de ne pas oublier de l’écouter, revoir cette image m’a causé une certaine émotion {le disque moins} et je me rappelle bien le jour où je l’ai acheté et puis ensuite l’admirer dans une chambre d’hotel au canada, impossible de l’écouter avant un mois, ça n’était peut etre pas si mal que ça 1975, je connais une fille qui organise des transports de produits entre différents pays des petites quantités, on peut dire que c’est une artiste, enfin je crois que les gens essayent de vivre en faisant ce qui leur plait, ce qui est admirable, et cette fille faisait du commerce avec l’iran, je voulais lui acheter à l’époque un cuiseur à riz iranien et puis ça ne s’est pas fait, on peut dire que c’est une amie après tout je l’ai vu 10 fois plus souvent dans ma vie que l’auteur de canapé d’angle et attention j’ai fait à manger c’est près dans 2 minutes, j’ai à peine le temps de dire que j’ai acheté des centaines de disques et je n’en ai jamais parlé à personne, du coup j’écoute des vieux trucs comme le old regimes de matthew friedberger et j’avais complètement oublié ce disque, là hier il m’a paru très intéressant et spécialement doux et surprenant et vous savez je n’ai jamais lu les textes sur la pochette c’était la deuxième fois que je l’écoutais seulement et c’est l’heure la nourriture est prête
les amis

26_Dimanche

{21:14} salut, je suis rentré de vacances et


j’aime bien les gens qui racontent des histoires
avec un accent {pas seulement les femmes, alors ?}
pas écouté de musique
et je ne m’en plains pas
j’aime aussi beaucoup la trompette, vous comprenez
et la mort

pas écouté de musique, sauf le deuxième roxy music
laissé sur place

1_Vendredi

{13:34} des trucs comme ça

j’ai finalement écouté meurtre
et
ça m’a plu

il se trouve que je dois rectifier une erreur a propos du 45t de drosofile sur SDZ
il y a bien normalement un papier dedans
c’est dans mon exemplaire à moi qu’il n’y en avait pas
dites donc {le mec dis n’importe quoi ça ne ressemble en rien à brainbombs, c’est du spizz première manière sans la machinerie électronique, voyons}

ok je mets une video des equals

en écoutant le CD d’Evolve
sur le label Tanzprocesz dont les qualités de vente agressives ont été démontrées
ce fameux week end dernier, je repense à la musique de x-files, un morceau m’y fait penser
tous les soirs je me dis, oui je dois penser à mark snow, penser à mark snow y penser
et grace à ce très bon disque de hip hop cut up cool j’ai pris le temps de chercher
ce truc, je ne sais pas pourquoi comment jo a décidé de sortir ce CD, il est en tous cas très bon
DANA SCULLY WAS IN A COMA oui, oui
j’en suis là
pourquoi est ce que je regarde maintenant, avidement, x-files, alors qu’à l’époque je ne voulais pas en entendre parler {je m’en souviens parfaitement}, je crois que c’était l’époque où je détestais la télé mais maintenant ça n’est plus vraiment de la télé c’est de la piraterie
et franchement j’adore x-files

a propos de pirates, je m’apprêtais à essayer de voter pour ces gens là au 1er tour et non je regarde leur clip de campagne, qui est neuneu mais bon quelques idées surnagent, et PAF A LA FIN je vois les logos d’un des pires trucs qui existe, cette saloperie de Creative Commons!
bravo les pirates, vous n’avez pas entendu parler d’un truc pas mal je vous l’apprends alors
ça s’appelle le domaine public
{je ne mets pas de lien ici car la plupart sont phagocytés par cette saloperie de CC avec ses logos et sa bureaucratie}
vous croyez qu’il y a un problème à ce que l’on rediffuse votre clip tout nazou sans ses petits logos bien pensants, sans son attribution à votre parti, vous craignez que quelqu’un s’en serve commercialement ? les pirates tremblent devant le partage
c’est ridicule et bête et contre tout ce à quoi j’aspire
ici un argument parmi tant d’autres
donc le parti pirate, salut

quand je regarde x-files ça me donne envie de faire de la musique
c’est fou, ce truc, et je crois que cette musique donnerait un peu ce qu’il y a dans ce disque d’evolve
ou dans ce cd de mark snow
du coup je n’en joue pas

sinon je vous engage à lire ce compte rendu passionnant d’un concert qui se produisait à quelques mètres de moi,
seulement, je n’ai pas bougé
je regrette juste de ne pas avoir vu la tête de Marine
enfin on peut la lire

merci de votre attention

29_Mardi

{17:45} mes découvertes fantastiques du festival villette sonique!!!

oui, je vendais des disques et des t-shirts {principalement à des gens que je connais mais pas seulement} ce week-end, et j’en ai donc échangés et achetés aussi moi-même
{vous croyiez quoi ?}
j’ai eu le temps d’écouter 2 d’entre eux, et ils sont en fait fabriqués par la même personne
d’abord le maxi de gueule ouverte
vous pouvez cliquer pour savoir ce que c’est, je ne vais pas le faire pour vous
oui c’est très vrai que c’est du p*nk français
ce disque est bien, assez réminiscent de pierre et bastien quand même, et alors qu’est ce que ça peut bien faire
c’est parfaitement réussi et ça va détruire le consensus mou du socialismes, j’crois bien
aussi ça m’a fait très plaisir que ce soit un vrai maxi qui se joue en 45 tours
avec aussi {donc} nicolas murer dedans, il y a le single de drosofile qui a une très belle pochette
l’image ne lui rend pas justice
n’est pas contractuelle, ne brille pas
et en plus c’est le dos
je trouve qu’il y aurait pu y avoir un papier dedans mais c’est sans importance
la musique me fait penser un peu à du spizz je ne sais plus quel spizz, non électronique
c’est très bien donc ?
oui c’est très bien
je les ai eus sur le stand d’à côtén celui de SDZ, je profite de ce lien pour vérifier que personne n’a cité spizz avant moi, c’est bon je laisse c’est original
et approximatif
je n’étais pas là par hasard

j’ai acheté d’autres trucs très bien, là dehors
mais comme j’ai reçu ce matin la compile cassetencombinat
{!!!}

j’écouterais les autres trucs plus tard
même si ils sont supers aussi
et même si il y a des vrais cassettes de 2012 dedans
et même
{!!!}
c’est totalement incroyable, pour moi, à tel point les morceaux de cette compile me plaisent
incroyable {!!!}
par contre je trouve que VOD ne se foule pas, la boite est toute simple, les pochettes des disques à l’intérieur sont, oui, moches il n’y a que les pochettes intérieures qui soient un tant soit peu intéressantes

bien

la question du second degré ayant été abordée par ce blogeur très agréable qui ne s’appelle pas crocnique, non, que j’ai rencontré aussi sur le stand, en vrai
cette question, pas posée à mon sujet, mais j’y réponds
oui j’aime bien les pet shop boys parfois dans certaines circonstances et même quelques moments solos de kent
et non il n’y a presque pas de second degré
tout est basé sur des faits réels
{la question des arguments de vente a été posée aussi, possible qu’on en reparle}

est ce que je vais parler de tous les gens que j’ai rencontré sur ce stand ?
possible

sinon de quoi parler
ah oui, je vous mets une mixtape
de graham lambkin

vous pouvez l’ouvrir dans une autre onglet et tout relire
je ne l’ai pas encore écoutée, ça vient de sortir

kein sex, keine liebe, kein werk, kein geld

salut

17_Jeudi

{22:11}

j’essaye de dormir

29_Dimanche

{14:49} une après-midi en léger différé

on dit peut être
un après-midi

la cendre de cigarette
est tombée sur le clavier
des cendres sur le 1
2
A
D

je fini de déboucher la baignoire



j’ai changé de disque
pour trier des factures


attention
double album


je reviens
je reviendrais

je reviendrai ?


c’est bon j’ai retrouvé ta déclaration de tva
à renvoyer pour le 19
avril
dernier délai
en fait j’ai mis l’album de bob & lou sur
ultra eczema
j’adore ce disque
mais j’adore aussi
des filles belges en mini, quoi

ouah, faut que j’aille aux impots
d’urgence, dire que c’est même pas les miens
je vous mets juste un disque
que je n’écouterais pas en plus c’est une reformation, moi je l’ai sur la compile
rodney on the roq
volume 2
ça devrait plaire à tout le monde
j’ai du faire une fausse signature





évidemment il n’y a pas de boite aux lettres à ce centre d’impots
c’est dingue
je dois ressortir
un timbre
et je vous
mets un disque



attendez- moi!

5_Lundi

{17:50}

un soir, j’étais chez le ci-devant ec, il me passe la double compilation de Make Up
I want some et je l’ai trouvée très bien, je n’avais qu’un disque de ce groupe et je le trouvais moyen, d’ailleurs je ne l’écoute jamais
je l’ai, quoi
mais quand même cette compilation {jolie pochette} était marrante et le propos, le style rythm’n’blues bizarroide et abouti et donc quand même, j’ai retenu son existence
et maintenant
je l’ai

ouais!

et puis tiens, je crois que j’ai trouvé MON instrument de musique et ce serait
la basse
?

celle de mon frère, en fait
qu’il faut que je répare

ouais!

24_Vendredi

{23:51} bonsoir, je

me rends compte que ce que je déteste le plus c’est le conformisme, ce que je hais c’est la reconnaissance, l’admiration, la béatitude, le plaisir, la joie et ô, combien, la beauté
comme je le disais ce matin à mon cher enfant, petit, le gout n’existe pas il n’y a que la culture, les gouts ça ne se discute pas parce que ça ne veut rien dire les gouts
{je vais avoir du mal à illustrer ça} je ne vais pas non plus me lancer dans une explication de ce que c’est que la culture, si je vous parle ici c’est justement parce qu’il y a une culture commune et que vous êtes très probablement d’accord avec moi, c’est d’ailleurs la raison principale pour laquelle j’écris si peu sauf quand, là, je suis à la campagne {soit pour moi le néant ou en anglais the void} et qu’en plus je me suis tordu le dos en déplaçant quelques livres, revues, bah, du coup je viens de me voir dans la glace et mon corps est déformé mon corps n’est plus symétrique il y a un décalage latéral de quelques centimètres une déformation qui, je dois dire, me plait bien, beaucoup plus que lorsque j’avais des crises d’urticaire et que je me regardais avec une lèvre épaisse de 3 cm c’est proprement choquant mais je crois qu’on s’y ferait, à voir sa propre image changer de manière aussi radicale et imprévue, je pensais à ça en lisant le très bon comic book Animal Man {#1 à 5} dans lequel le héros est transformé pratiquement à chaque image de manière à la fois très horrible et très séduisante et colorée, toujours très humanisée et biologique. c’est vrai que dans tous les comics de super héros il y a ces déformations, des tous petits pieds en dessous de très gros muscles ou l’inverse, et d’ailleurs pas seulement dans les comics mais tout autant, voire encore plus systématiquement chez des michel ange. oui je me doute que c’est pour les mêmes raisons fondamentales, liées à l’impérialisme et la religion, et je me doute que cela a déjà été remarqué, expliqué. Dans le comic book Animal Man il y a le plaisir, la jubilation du corps humain comme matière et comme matériau de manipulation, je crois que c’est un comic book fondamentalement matérialiste alors que swamp thing {version actuelle} est un comic book idéaliste, ils parlent de la même chose mais l’un MAL et l’autre BIEN {c’est à dire comme nous pensons nous le monde} et pourtant ma couleur préférée est le vert, non toute cette communication avec la, bah, nature, je peux le lire tourner les pages mais je n’en ai RIEN A FAIRE alors que le corps humain, les petits animaux squelettes avec un peu de plumes ou de chair accrochée, les mares de sang, OUI
voilà
OUI
OUI
OUI
je sais bien qu’il se profile un cross over entre les deux comics et que, malgré moi, je devrais un jour acheter un swamp thing pour connaitre la suite
mais bon, maintenant si vous voulez lire des textes a propos de musique ou même écouter de la musique j’ai fort heureusement des amis qui ne perdent pas le nord, cliquez sur les liens
je dois regarder x-files

26_Jeudi

{14:10} In Memoriam

Oui, vous savez j’écrivais dans un mensuel papier gratuit tiré à 40.000 exemplaires
ce mensuel s’appelait Balise, et le fantastique redac-chef était Julien Bécourt
il est très bien,

Vous ne le saviez pas et je vous en informe
Mais, hein, ce mensuel n’existe plus, je reçois plusieurs mails par jour qui me le rappellent
C’était vraiment bien et ça n’existe plus
{je ne vous raconte pas les trucs dans les mails, c’est assez terrible et je soutiens totalement Julien}

Donc ça n’existe plus et, dommage hein, le numéro 4 était pret
Voici mon texte, gratuit et tiré à l’infini

« Les aviateurs français »(1), il y a comme ça des groupes de mot qui font rire et vous pouvez rire avec moi ou cesser de lire tous ces groupes de mots. La vie est ailleurs, ça ne vous a pas échappé, le meilleur de ce qui se passe est décentré pour le moment en Océanie. Bien sûr le plus beau disque de l’année dernière vient de Brisbane, c’est le « Homo » de UV race (2), la nudité d’une ampoule électrique qui explose lorsqu’un chewing gum rose vient la toucher. Il n’y a plus de lumière, il y a de la lumière. Et puis aussi, j’avais laissé ce disque de côté et je viens de le retrouver – on prend parfois les choses comme allant de soi – sur l’inégalable label pionnier Siltbreeze(3), le deuxième album de Kitchen’s Floor « look forward to nothing » qui dépasse leur premier (sur r.i.p. society) tout en restant bordélique et désenchanté, quelques minutes de vies écroulées propulsées avec force par un nouveau lineup. Les deux ont en commun de jolies mélodies pourries par le temps présent, brinquebalantes à la Swell Maps. Notre lumière à nous sur la nature de l’oppression. Lorsqu’il y a internationale du pouvoir il y a aussi internationale du dégout. On se serre les coudes et on s’envoie des coups pendant que la guerre est déclarée en notre nom, moi je lis le fanzine « Negative guest list » (4) de Brisbane mené par l’esthète de la pisse Brendon Annesley, non seulement il a le goût de couvrir tout ce qui bronche dans cette musique mal pensante et nonchalamment subversive mais il lui reste encore le temps de sortir un nombre incalculable de disques sur son label (du même nom) , comme le 45t des Wonderfuls qui énervât fort a propos avec sa pochette au bras piqué, ou l’album de degreaser, une plongée dans une bassine rouillée d’huile motul, ah quelle beauté désagréable tout cela ! Plus flegmatique mais néanmoins solitaire le label « albert’s basement » (5) produit de petits échos de réunions phalanstériques plus proche de la scene de Christchurch qui merite aussi ses 2000 signes. Oui je sais c’est à 2500km de là, encore plus que Paris-Tripoli comme c’est drôle.

(1) BHL (2) theuvrace.blogspot.com (3)siltbreeze.com (4) negativeguestlist.blogspot.com (5) albertsbasement.net

c’est un cadeau que je vous fait
il y en a pour dans les 25 euros tout de même

illustration